La Music In Africa Foundation (MIAF), acteur majeur du développement du secteur musical africain, vient de nommer deux comités consultatifs destinés à soutenir sa gouvernance et à renforcer ses capacités dans des domaines clés comme la levée de fonds et la gestion des risques. Cette initiative marque une étape importante dans la structuration et la pérennisation des activités de cette organisation panafricaine.
Contexte et objectifs des nouveaux comités consultatifs MIAF
Créée pour soutenir le secteur musical à travers le continent, la MIAF agit comme une plateforme d’échanges, de formation et de réseautage pour les professionnels de la musique africaine. Consciente des enjeux liés à la mobilisation de ressources et à la bonne gestion institutionnelle, la fondation a décidé de créer deux comités consultatifs.
Ces comités accompagnent le conseil d’administration dans ses missions fiduciaires, améliorant ainsi la gouvernance dans des domaines essentiels : stratégies de financement, adhésion et engagement des membres, ressources humaines et gestion des risques.
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Le comité fundraising et adhésion : une réponse aux défis de mobilisation des ressources
Le Fundraising and Membership Committee est composé de professionnels issus de différentes régions, notamment Galen Bresson (Seychelles) à sa tête, accompagnée par Christine Kamau (Kenya) et Jordan Alston (États-Unis). Sa mission principale est d’élaborer des stratégies efficaces pour diversifier et renforcer les sources de financement de la fondation.
Ce comité vise également à améliorer la qualité et la dynamique de la base des membres, essentiels à la vitalité de la MIAF. Par ailleurs, il travaille sur le développement de partenariats stratégiques permettant d’assurer la pérennité des programmes et activités à long terme.
Gestion des ressources humaines et risques : une exigence de gouvernance moderne
Le HR & Risk Management Committee, présidé par Marie-Kimberly Tesha Oxide (Maurice) et composé d’Abdi Rashid Jibril (Kenya) et William Chirinda (Afrique du Sud), se charge d’examiner et de superviser les politiques liées aux ressources humaines ainsi que la mitigation des risques institutionnels. Cette surveillance est effectuée dans le respect des meilleures pratiques de gouvernance internationale.
L’objectif est d’assurer une gestion responsable des ressources humaines tout en minimisant les aléas pouvant affecter l’organisation, consolidant ainsi sa stabilité et sa capacité d’action.
Une gouvernance renforcée au service de la musique africaine
Selon Marcus Gora, président du conseil d’administration, « nous sommes ravis d’accueillir ce groupe distingué de professionnels dans la structure de gouvernance de la MIAF. Leur expertise, leur diversité régionale et leur engagement profond envers le secteur créatif africain renforceront significativement notre capacité à remplir notre mandat. »
Ces comités, nommés pour un mandat de deux ans, travaillent en étroite collaboration avec la direction et rendent des comptes au conseil d’administration, qui compte neuf membres issus de divers horizons professionnels africains. Cette organisation reflète la volonté de la fondation d’être un acteur inclusif et représentatif de la diversité du continent.
La place de la MIAF dans le développement culturel africain
Basée à Johannesburg, la Music In Africa Foundation est une organisation à but non lucratif qui joue un rôle fondamental dans la structuration et la promotion des industries musicales africaines. Elle offre des espaces pour l’apprentissage, le réseautage et l’accès à des opportunités à l’échelle continentale et internationale.
Dans un contexte où la culture, notamment la musique, est un vecteur essentiel d’identité, de cohésion sociale et d’économie créative en Afrique, la mise en place de structures solides telles que ces comités est indispensable. Ils contribuent à rendre le secteur plus professionnel, transparent et attractif pour les investisseurs et partenaires.
Cette nouvelle étape dans la gouvernance de la MIAF illustre l’importance croissante accordée à la gestion rigoureuse des organisations culturelles africaines. Elle participe à la construction d’un secteur musical capable de perdurer et de valoriser la diversité des expressions artistiques africaines.
À travers ces évolutions, la musique africaine peut espérer un soutien renforcé, des ressources mieux mobilisées et une meilleure gestion des risques, conditions sine qua non pour une diffusion accrue de la culture continentale à l’échelle globale.