JTC 2025 : défis du théâtre subsaharien face à la compétition régionale

Du 22 au 28 novembre 2025, Tunis a accueilli les Journées Théâtrales de Carthage (JTC), un événement majeur du théâtre arabe et africain. La cérémonie de clôture a mis à l’honneur des créations venues d’Afrique et du Moyen-Orient, avec plusieurs prix remis pour récompenser la qualité artistique.

Cependant, cette édition a une fois de plus mis en lumière une tendance persistante : les pièces issues de l’Afrique subsaharienne peinent à remporter les distinctions principales. Sept prix ont été attribués, avec les prestigieux Tanits de bronze, d’argent et d’or décernés majoritairement à des créations d’autres régions.

Ce constat soulève plusieurs questions autour des disparités culturelles, des différences dans les esthétiques théâtrales, mais aussi des enjeux structurels liés à la production et la diffusion du théâtre subsaharien. L’écart peut s’expliquer par des facteurs historiques, les réalités économiques et les mécanismes propres aux circuits de sélection et de valorisation.

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En effet, le théâtre d’Afrique subsaharienne reste confronté à des défis comme le manque de soutien institutionnel solide et d’infrastructures adaptées. De plus, ses formes artistiques dialoguent parfois difficilement avec les attentes des jurys dont les sensibilités sont influencées par d’autres traditions narratives et scéniques.

Les JTC sont une plateforme d’échange et un espace privilégié de promotion du théâtre africain et arabe. Cette édition souligne ainsi la nécessité d’une reconnaissance plus équilibrée pour valoriser toute la diversité des expressions théâtrales du continent.

Au-delà des prix, l’attention portée à ces disparités invite à un débat fertile sur la place faite aux artistes subsahariens dans les grandes manifestations culturelles panafricaines. Il s’agit d’encourager un dialogue plus inclusif et des conditions optimales pour que toutes les voix puissent s’exprimer et être reconnues.