Le parolier congolais Pascal Phoba, reconnu pour son apport significatif à la musique de la République démocratique du Congo, traverse une période difficile liée à sa santé. Interné dans un centre hospitalier de Kinshasa, il bénéficie désormais d’un soutien institutionnel important. La Ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, s’est engagée publiquement à accompagner l’artiste dans la gestion de sa couverture santé, comme l’a indiqué un communiqué officiel publié le 1er décembre.
Le soutien de Yolande Elebe illustre une prise de conscience des difficultés que rencontrent souvent les artistes congolais, notamment ceux qui ont contribué à façonner l’identité culturelle du pays. Une couverture santé efficace s’avère essentielle dans un secteur où les protections sociales restent insuffisantes. En ce sens, l’intervention de la ministre se positionne comme un geste fort pour valoriser et préserver le patrimoine immatériel.
Pascal Phoba, figure emblématique de la chanson congolaise
Parolier de renom, Pascal Phoba s’est imposé dans l’univers musical congolais grâce à ses textes poétiques et engagés. Son œuvre participe à l’enrichissement de la rumba congolaise, un genre musical profondément enraciné dans l’histoire sociale et politique du pays. Sa situation sanitaire actuelle rappelle les vulnérabilités auxquelles sont confrontés de nombreux artistes, souvent peu soutenus après plusieurs années de carrière.
BON À SAVOIR
dans une vidéo de Beyoncé. Elle fait aussi la couverture du magazine Time dévêtue pour un problème de santé, ainsi que pour la une du magazine New York
La question de la couverture santé est un défi majeur pour les artistes en Afrique. Le secteur culturel est fréquemment marqué par des irrégularités dans les prises en charge médicales et les protections sociales. Soutenir des figures telles que Pascal Phoba est aussi un signe d’attention à la pérennisation de la création et à la reconnaissance des métiers artistiques. Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large visant à renforcer les structures de protection sociale dans le domaine culturel sur le continent.
L’intervention de la ministre Yolande Elebe pourrait ouvrir la voie à des politiques publiques plus ambitieuses en matière de santé et d’accompagnement des artistes congolais. Le maintien en activité et la préservation des créateurs sont essentiels pour nourrir la vitalité culturelle et musicale du pays. Ce cas illustre la nécessité d’un dialogue constant entre les institutions et les acteurs culturels pour assurer un cadre favorable au développement durable des arts en RDC.
La mobilisation autour de la santé de Pascal Phoba, relayée par le ministère de la Culture, rappelle l’existence d’une exigence plus générale : la reconnaissance tangible et la protection des artistes, garants d’une mémoire collective et d’une identité culturelle en perpétuelle construction.