Fatima Daas explore les tumultes de l’adolescence dans « Jouer le jeu »
Dans son roman « Jouer le jeu », Fatima Daas décrit avec acuité les zones d’ombre de l’adolescence. L’auteure met en lumière l’école, perçue non seulement comme un lieu d’apprentissage, mais aussi comme un espace de domestication stricte, où la liberté se voit souvent restreinte.
Le roman aborde aussi la perception du corps, présenté comme un champ où se déploient diverses formes de violences. Ces expériences corporelles, difficiles, participent à la construction fragile de l’identité adolescente.
Au cœur de ce récit, l’amour est également traité comme une source de trahison, révélant les tensions internes et externes que vivent les jeunes en quête de repères. Fatima Daas capte ainsi la solitude, la colère et la tendresse propre à ceux qui grandissent en marge de la société.
BON À SAVOIR
de la romancière. Ella Collins est captive contre son gré depuis son adolescence, dans un système de "possesseurs". Au début du roman, le possesseur d'Ella
« Jouer le jeu » est un ouvrage d’une grande justesse, qui interpelle le lecteur sur la complexité des processus d’émancipation et des combats intérieurs de la jeunesse contemporaine.