Côte d’Ivoire : Debordo Leekunfa condamné à 12 mois avec sursis

Le chanteur ivoirien Debordo Leekunfa a été condamné à 12 mois de prison avec sursis. Il doit aussi payer 5 millions de francs CFA d’amende. Cette décision a été rendue par le tribunal de première instance d’Abidjan. Selon Afriksoir.net, la condamnation porte sur des faits de diffamation et d’invectives publiées sur les réseaux sociaux.

Une affaire déclenchée par des accusations contre Kerozen DJ

Debordo Leekunfa avait été arrêté le 13 novembre 2025, après la plainte de son confrère Kerozen DJ, qu’il avait accusé publiquement de détenir des armes chez lui. Ces propos, jugés diffamatoires, avaient déclenché une enquête et conduit à son interpellation.

Parmi les plaignants figure également Nama Bouaké, homme d’affaires impliqué dans l’organisation d’un concert prévu à Paris le 5 juillet 2025, finalement annulé. Ce dernier reprochait à l’artiste un manquement contractuel ayant entraîné un préjudice financier et moral.

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Un procès marqué par des gestes d’apaisement

Lors de l’audience, Kerozen DJ a choisi de faire preuve de clémence. Il a accordé son pardon à Debordo et a plaidé pour sa libération. De son côté, Nama Bouaké a renoncé à réclamer des dommages et intérêts pour le tort moral subi, estimant que les excuses de l’artiste constituaient un pas vers l’apaisement.


Face au tribunal, Debordo Leekunfa, représenté par ses avocats, a présenté des excuses publiques aux autorités et à l’ensemble des citoyens ivoiriens. Il s’est engagé à mettre fin aux insultes, diffamations et provocations diffusées via les réseaux sociaux


Une condamnation symbolique, mais un avertissement clair

Grâce aux pardons obtenus et à la clémence du tribunal, l’artiste évite une détention ferme et pourra regagner son domicile dans les jours qui viennent. Toutefois, cette affaire rappelle les risques juridiques liés aux propos tenus en ligne, dans un contexte où les réseaux sociaux occupent une place centrale dans la communication des personnalités publiques.


Debordo Leekunfa, figure emblématique du mouvement coupé-décalé, entame ainsi une nouvelle étape de sa carrière, marquée par cette condamnation avec sursis et par un engagement à adopter une communication plus responsable.

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